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mardi 22 mai 2012

Mes collègues, mon boulot, mes emmerdes... - Episode 4: Bonjour, je suis le nouveau stagiaire!

Mon lecteur-ma lectrice, je viens d'hériter dans le bureau face au mien d'une jeune stagiaire. Quand je dis hériter, ce n'est pas tout à fait juste car bien qu'elle utilise le bureau d'en face, elle ne travaille pas avec moi mais avec des collègues à moi. Elle est très gentille, donc je ne peux pas dire des méchancetés sur elle (zut alors!), mais du coup, ça me rappelle l'époque où j'avais une stagiaire, qui travaillait pour avec moi mais je n'avais pas encore ce blog pour t'en parler. Comme je n'aime pas dire du mal pour dire du mal, ou du moins, pas officiellement, j'ai décidé de te faire une petite liste  des choses qu'on peut/ne peut pas dire à un(e) stagiaire qui arrive dans son service...
  • "Si tu as des questions, n'hésite pas à me les poser!". Dans approximativement 2 heures, tu regretteras amèrement cette phrase. Dans 4 jours, tu épieras le couloir à chaque pause pipi-café-clope pour l'éviter. Son stage dure 18 semaines. Penses-y, et réfléchis la prochaine fois que tu ouvres la bouche!
  • "Bien sûr que je peux te montrer comment fonctionne le copieur-scanneur-imprimante-en-réseau.". Bon, même toi, tu n'as pas tout compris au fonctionnement de cette diabolique machine, mais il ne faut jamais montrer sa peur devant l'ennemi. Et puis l'ennemi est ignorant, alors profites-en!
  • "La cafetière est ici, en général on prend le café ensemble vers 9h". Traduction: "Oui, tu peux venir le prendre avec nous. Non, on ne va pas te manger. Oui, par sécurité tu peux amener des gâteaux."
  • "Bien sûr que je peux te re-montrer comment fonctionne le copieur-scanneur-imprimante-en-réseau." La diabolique machine a encore frappé... mais qu'à cela ne tienne, j'aime voler au secours des  jeunes gens en détresse!
  • "Non, tu ne peux pas écrire "Le choix était porté sur ces procédures pour la simple raison qu’en phase de conception, certains documents et programmes étaient déjà établis, et comme tout projet est évolutif, la réalité actuelle en phase travaux, nécessite certaines modifications d’où la nécessité d’en créer." [NDLR: texte véridique]" Tu saignes de la syntaxe, mais tu gères. Tu brûles d'envie d'ajouter "Ca y en a pas être français. Toi comprendre?" mais tu te retiens. Si, tu te retiens. Respire, ça va aller.
  • "Bien sûr que je peux te re-re-montrer comment fonctionne le copieur-scanneur-imprimante-en-réseau." Ah, quand je le disais que c'était une biiiiiiiiiiiip de machine à la biiiiiiiiiiiiiip. Euh, c'est quelle couleur "cyan"? Qu'est-ce que tu dis Martine? Ne surtout pas quoi le toner qui était dans la machine? - Pouffffff! - Ah, c'était ne pas secouer c'est bien ça Martine? ... Note pour plus tard: passer chez le teinturier, et offrir le café à vie à Martine pour s'excuser d'avoir transformé son bureau en maison des schtroumpfs.
  • "Oui, je suis certaine qu'il y a deux P et deux M à apparemment. Et pas de S à la fin des verbes du 1er groupe conjugués à la troisième personne du singulier. Il fait combien de pages déjà ton rapport?" Tu prévois de mettre dans le cadeau de départ un Bécherelle, et d'anticiper en en achetant un d'avance pour le prochain stage... Variante "Tu as fait quelle filière déjà? Littéraire? Ah..." ou encore "C'est un stage de Master que tu fais c'est bien ça? Pas de CE2?" Tu prévois d'écrire à l'éducation nationale. Si. Non, il n'y a qu'un L à nationale!
  • "Raaaaah, saleté de machine qui ne veut pas m'imprimer mon document! Dis, tu peux me donner un coup de main?" L'élève a dépassé le maître. Si c'est bien là le but des stages, avoue que quand même, là, tu l'as mauvaise... Si. Allez. Tiens, voilà un mouchoir. Mais si tu vas y arriver à le sortir en A3 couleur recto-verso ton papier... Pleure pas va...
  • "Donc ceci est de la part de toute l'équipe pour te remercier du travail accompli pendant ces 18 semaines de stage... {insérer ici le discours du patron lors d'un pot de départ}, et en espérant avoir de tes nouvelles!" Non, parce que finalement, on s'y attache à ces stagiaires... Il arrive quand le prochain déjà? Dans 6 mois? Note pour plus tard: poser des congés...

Alors il paraît que les stages, c'est l'enfer, mais pas que pour les stagiaires! Et toi, mon lecteur-ma lectrice, tu lui dis quoi au petit jeune qui débarque? Parce que je suis certaine que toi aussi, tu en as dans ta musette... ;-)

Dans le prochain épisode, ces petites choses qu'on rêve de pouvoir dire à ses collègues... mais qu'on ne leur dira jamais, parce qu'on est civilisés! ;-)


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mercredi 6 juillet 2011

A nos actes manqués...

Je suis une grosse nouille.

Si, si, vous avez bien lu. Vous voyez la nouille toute molle au fond de la casserole? Celle qui manque le passage dans votre assiette et le bain de bolognaise avec les copines? Eh bien, c'est moi!
J'ai 29 ans, et je suis aussi timide qu'une gamine de 14 ans quand il s'agit de relations humaines, quelles qu'elles soient. Et ça a le don de M'ENERVER!!! Mais après seulement... c'est bien là le problème...
Alors parfois j'essaie de me rattraper un peu après, mais en général c'est trop tard. 
Pourquoi je dis ça maintenant? Parce qu'aujourd'hui, je n'ai pas été seulement une grosse nouille, mais une énoôOÔOôorme nouille, pour la deuxième fois. Faut croire que j'aime ça... C'est pourtant pas compliqué non? Je suis une grande bavarde, et là, pas un mot, ou des banalités. Même pas un "Et sinon, tu fais quoi ce soir?" ni un "Je peux t'offrir un café/verre/n'importe-quoi-du-moment-qu'on-peut-causer?" Comme dirait ma grand-mère, et elle aurait raison, "C'est pas dieu possible d'être aussi bête!".



Parce que l'autoflagellation ça va bien cinq minutes, les paroles d'une chanson fort à propos, parce qu'au boulot, je n'ai pas deezer... Promis, ce soir quand je rentre, je vous mets le son avec! :P


A tous mes loupés, mes ratés, mes vrais soleils
Tous les chemins qui me sont passés à côté
A tous mes bateaux manqués, mes mauvais sommeils
A tous ceux que je n'ai pas été

Aux malentendus, aux mensonges, à nos silences
A tous ces moments que j'avais cru partager
Aux phrases qu'on dit trop vite et sans qu'on les pense
A celles que je n'ai pas osées
A nos actes manqués

Aux années perdues à tenter de ressembler
A tous les murs que je n'aurais pas su briser
A tout c'que j'ai pas vu tout près, juste à côté
Tout c'que j'aurais mieux fait d'ignorer

Au monde, à ses douleurs qui ne me touchent plus
Aux notes, aux solos que je n'ai pas inventés
Tous ces mots que d'autres ont fait rimer et qui me tuent
Comme autant d'enfants jamais portés
A nos actes manqués

Aux amours échouées de s'être trop aimé
Visages et dentelles croisés justes frôlés
Aux trahisons que j'ai pas vraiment regrettées
Aux vivants qu'il aurait fallu tuer

A tout ce qui nous arrive enfin, mais trop tard
A tous les masques qu'il aura fallu porter
A nos faiblesses, à nos oublis, nos désespoirs
Aux peurs impossibles à échanger

A nos actes manqués...

J.J.Goldman - C.Fredericks - M. Jones "A nos actes manqués"

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Edit: Je n'ai pas trouvé le son uniquement... alors bande de petits veinards, vous aurez le son et l'image, version concert en plus!!!


Allez, on chante, et on bouge son corps! J'adoôOÔOôore!!!


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mardi 17 mai 2011

Mes collègues, mon boulot, mes emmerdes... Episode 1 - "Pause café"

Plutôt que de me plaindre, ce qui n’est pas vraiment mon genre, je vais vous montrer ce à quoi ressemble une matinée de travail pour moi. Pourquoi la matinée seulement ? Parce que chez moi, c’est toujours le matin qui pose problème… jusqu’à ma première tasse de café.


Commençons par la théorie si vous le voulez bien, que j’intitulerai « Ma journée de travail rêvée »

6H45 : le réveil sonne.
6H50: je me lève, donne à manger à mon chat et fais couler le café pour prendre le petit-déjeuner devant les infos du matin (oui, passé un certain âge que je nommerai l’adolescence, on se dit que finalement être au courant de ce qui se passe ailleurs, ça peut être intéressant… et puis William Lemergy est dans le poste depuis tellement longtemps qu’il fait un peu partie de la famille non ?)
7H30: je mets le pied dans la baignoire, et le reste aussi d’ailleurs.
8H10: je monte dans le bus
8H30: j'arrive au travail, dans la joie et l'allégresse, prend un petit café avec mes collègues, et retourne à mon poste de travail.
12H30: pause déjeuner, en ville ou au bureau avec les collègues selon mon humeur et la météo.
18H environ: fin de la journée de travail, je rentre vaquer à mes activités pour un repos bien mérité
20H30: dîner, un film, et hop, au dodo pour avoir le teint frais le lendemain matin.


Ca, c'était la théorie... Maintenant, passons à la pratique:

6H45: le réveil sonne, je lui donne une claque, du coup, il boude.
6H55: un réveil, c'est rancunier, alors il re-sonne. Mais moi je suis fatiguée, alors il re-prend une claque.
7H25: le réveil pense (oui, mon réveil pense, il est même un peu sadique je crois) que j'ai assez dormi, et fait assez de bruit pour réveiller mon chat qui dormait paisiblement sur l'oreiller d'à côté et se rend compte qu'il a faim, trrrès faim, et que cela nécessite obligatoirement qu'il se couche sur mon visage. Comme si m'étouffer allait me réveiller... Je le pousse. Il résiste. Je gagne.
7H38: mon chat a décidément très faim, et doit penser que s'il ne dort plus, moi non plus... Je capitule et me lève.
7H45: j’arrive à la cuisine pour lui donner à manger, des croquettes. Mais non, elle veut du thon - mon chat est une demoiselle... et a donc ses préférences - mais je n'ai plus de thon, elle aura des croquettes, mais manifestera son mécontentement en sautant partout, et plus particulièrement dans mes jambes, me faisant renverser la dose de café avant d'atteindre le filtre. Pas de café ce matin, ni de petit-déjeuner, de toute façon, je n'ai plus le temps.
7H50: je mets le pied dans la baignoire, et ressors pour faire chauffer la centrale vapeur parce que comme je n'aime pas le repassage, je n’ai pas de vêtements repassés d'avance pour aujourd'hui et que je ne peux décemment pas me rendre au bureau avec un pantalon froissé.
8H10: j'ai manqué le bus, je peux donc finir de repasser le faux-pli que j'ai fait d'une main, et me maquiller de l'autre. Je m'aperçois que j'ai une étonnante coordination des bras dès l'aube, et n'ose pas imaginer ce qui se serait passé si je m'étais trompée de main.
8H40: je monte dans le bus. J'ai faim, mais comme je suis prévoyante, j'ai un paquet de biscuits dans mon sac. En fait, j'ai été prévoyante hier, les biscuits son en miette... Ca ne nourrit pas beaucoup les miettes...
9H: j'arrive au bureau, en me faisant toute petite, ce qui n'est pas évident dans un open-space. Mon chef n'est pas encore là, ouf!
9H10: un petit café avec les collègues, le premier de la journée... Ah non, il n'y a plus de café, ce n'est pas grave, j'en refais.
9H20: le café est coulé, mais mon chef est arrivé. Je tente de me glisser subrepticement jusqu'à la cafetière (je ne suis toujours pas caféinée, ce qui ne peut absolument pas durer!), mais mon chef est plus rapide (c'est fou ce qu'il est rapide pour le café, la cigarette, et quand je lui cours après pour avoir mes dossiers!). Il m'assène environ 200 informations toutes ultra-importantes et bien entendu pour avant-hier, parce que je comprends, lui, il a une famille, et sa femme n'est pas là alors il est perdu avec ses enfants le pauvre, et que de toute façon il ne comprends pas un traitre mot de ce que je fais mais tant que je le fais ça lui va, mais quand même, si je pouvais lui faire ça, ceci et cela pour ce midi, ce serait vachement sympa… c’est mon chef, je me tais, et je note…
9H30: j'ai fini de noter tout ce qu'il m'avait dit en en oubliant probablement la moitié, mais je peux enfin aller me servir un café. Il n'y a plus personne à la cafetière, donc je retourne à mon bureau avec ma tasse. Ma première gorgée de café, le délice.
9H31: le téléphone sonne, je décroche, je me rendrai compte que c'était une erreur.
9H55: je suis toujours au téléphone, mon café est froid, et j'ai rempli 4 post-it de gribouillages, et un d'informations que j'aurais pu avoir par e-mail.
10H15: je peux enfin raccrocher mon téléphone, et m'aperçois que j'ai réussi à développer un certain talent artistique pour ce qui est du remplissage de post-it. Je me suis trompée de vocation, mais qu'à cela ne tienne, j'ouvrirai un galerie d'art post-it-ural plus tard. J'ouvre enfin ma boîte mail. Le nombre de mails non lus est impressionnant, j'ai peur et ferme ma boîte mail. Je donne mon café froid à ma plante de bureau, qui se porte comme un charme, le café est apparemment un bon stimulant pour les plantes, mais pas pour moi.
10H20: je suis une grande fille, je rouvre ma boîte mail, et je me mets au boulot, parce que je suis quand même payée pour travailler, il paraît.
12H20: mes collègues me demandent gentiment si je mange avec eux ce midi au bureau. Je réponds "oui, bien sûr". Je vais dans le frigo du bureau, et m'aperçois que je suis partie trop vite ce matin, et que j'ai oublié mon déjeuner. Un collègue me prête gentiment sa voiture de service pour aller me chercher un déjeuner au supermarché du coin (les petits plats Marie ne sont pas si mauvais...). Ils sont sympas mes collègues (le développement de l'esprit d'équipe est proportionnel au degré d'enquiquinement du chef commun, ce qui ici aide pour beaucoup).
12H35 : retour au bureau avec de quoi manger, et contrairement à ce qu'on pourrait croire, tout s’est bien passé au supermarché (pas de mamie avec de la petite monnaie, ni de panne de caisse, ni de pause de la caissière inopinée, les dieux de la consommation sont avec moi, mais ça, je l'aurais deviné). Mes collègues sont à table et ont commencé à manger, en même temps, je leur avais dit de ne pas m’attendre (ma maman m’a appris la politesse, et des collègues affamés, ça fait peur), je les rattraperai au dessert.
13H15 : Partage des tâches post-déjeuner au bureau, l’un fait la vaisselle, l’autre essuie, une autre nettoie la table, et moi, je refais du café, en espérant bien pouvoir en prendre une tasse et la boire cette fois-ci.
13H30 : arrivée des autres collègues qui sont rentrés manger chez eux, dont mon chef (je me demande d’ailleurs ce qu’il a bien pu manger vu qu’il ne cuisine pas et que sa femme est en déplacement… mais cela ne me regarde pas, non non, il serait capable de me demander de faire la cuisine), je me rue sur la cafetière pour être certaine d’en avoir une tasse, on me prend pour une folle, mais ce n’est pas grave, j’ai l’habitude…

Première tasse de café entière de la journée, maintenant, on peut me dire ce qu’on veut!


«La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne... et personne ne sait pourquoi !»
Albert Einstein

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Toute ressemblance avec des personnages existant est totalement intentionnelle, voulue, et véridique.
Je tiens à préciser que, malgré ses protestations, aucun animal n'a été maltraité sur ce post, ce qui n'est pas le cas de mon réveil.

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